Sandra, planificatrice funéraire – LeTelegramme Le T +

[ad_1]




Conférence: 2 minutes

Voilà un an, elle était venue présenter son projet pour le moins singulier. Sandra Rolland a annoncé son intention d’ouvrir une agence de pompes funèbres écolo à Saint-Brieuc. Pas une lubie d’un énième chantre de l’écologie à la recherche d’un concept vendeur. Non, la jeune femme, consciente d’ouvrir une brèche dans un univers très normé, avait affûté ses arguments. Éviter au maximum les soins de conservation, polluants et dangereux, ne pas forcer proposer de marbrerie, mettre le cercueil en pleine terre et le recouvrir de plantes… Les alternatives aux funérailles classiques existantes. Dans un coin de sa tête, elle imaginait pouvoir aller plus loin et développer l ’humusation. Ou commentez le corps du défunt retourne à la terre sous forme de compost. Un procédé pas encore autorisé en France.

Un nouveau métier

Douze mois plus tard, la jeune femme vient de lancer son activité. Cependant, elle a dû redessiner les contours de son projet. En se frottant aux réalités du terrain, elle a compris qu'il serait difficile de proposer des funérailles très respectueuses de l'environnement. Non pas que la population ne soit pas prête. Au contraire, son projet a suscité beaucoup d’intérêt. En revanche, côté professionnels des pompes funèbres, «je me suis rendu compte que l’écologie n’était pas forcément leur priorité». Son projet initial a beau avoir retenu l’attention d’un jury présidant un concours de l’innovation funéraire, finalement, elle n’a pas été primée. «Les lauréats proposaient des funérailles high-tech, très digitalisées, mais pas vraiment écolo».

Alors, elle s’est adaptée et vient d’inventer un nouveau métier: planificateur funéraire. À l’instar des wedding planners chargés d’organiser votre mariage, le funeral planner endosse l’habit de consultant en funérailles. Via sa société Mes Funérailles, elle propose «un accompagnement de son vivant pour préparer l’après». Avec toujours le même objectif: proposer des funérailles respectueuses de l’homme et de la nature. «Je sensibilise les gens à l’impact psychologique de leurs obsèques et aux conséquences environnementales. Il s’agit de briser le tabou qui entoure la mort et d’accepter qu’elle fasse partie de la vie ». Sans culpabiliser.

Ce qui ne veut pas dire qu’elle exclut d’avoir recours à des procédés très classiques. «Je demande aux gens ce qui est important pour eux: est-ce le côté écolo, le volet économique, un aspect purement pratique? À moins qu’ils ne préfèrent un hommage très personnalisé? ». Une façon plus intime d’aborder un événement très ritualisé et pas toujours en adéquation avec les aspirations du défunt.



[ad_2]

Laisser un commentaire