Le temps est revenu de se dire “oui” dans le Puy-de-Dôme

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« La période a été très compliquée, mais nous voyons le bout du tunnel et l’été s’annonce sous de meilleurs auspices », expliquent Karine et Marie, wedding planners chez K & M, basé à Beaumont dans le Puy-de-Dôme depuis un peu plus de trois ans.
« Nous n’avons eu aucune annulation en 2020 ». Sur douze mariages prévus, trois ont eu lieu, les neuf autres ont été reportés, sept en 2021 et deux en 2023. « Ces derniers concernent des mariages franco-canadiens, et il était préférable de jouer la sécurité, surtout pour le déplacement des familles qui, jusque-là, est pratiquement impossible ».
Aujourd’hui, en ce qui les concerne, il n’y a plus de report, et tous les mariages prévus en juillet, août et septembre sont maintenus. « Au final, en 2021, nous aurons programmé quatorze mariages, ce qui est assez satisfaisant ».
Privé de cérémonie pour la plupart depuis 2020, les futurs mariés voient l’horizon s’éclaircir. Ils devraient pouvoir se dire oui et rassembler familles et amis sans contraintes à partir du 30 juin.

Encore des contraintes sanitaires

En attendant, à partir du 9 juin, les convives pourront déjà faire tourner les serviettes. Même si les contraintes seront moindres, elles existeront. À la mairie, les places seront limitées à une chaise sur deux, dans les lieux de culte à une chaise sur trois avec un espacement nécessaire d’un rang sur deux. Seuls les invités d’un même foyer pourront rester groupés.

En chiffres
105.
C’est le nombre de mariages depuis le début de l’année.
124 mariages ont été célébrés en 2019 sur la même période.
48 cérémonies ont eu lieu en 2020.
24 événements ont été annulés depuis le début de l’année.

Pour la cérémonie laïque, l’accueil sera limité, en extérieur comme en intérieur, à 50 % de la capacité du lieu de réception.
Pour la soirée du mariage, cocktail et repas pourront se prendre en intérieur avec une jauge de 50 % et de 65 % en extérieur, avec un service à table uniquement.
La danse sera autorisée seulement en extérieur, dans le respect des gestes barrières et du port du masque. Le couvre-feu à 23 heures risque d’en contrarier plus d’un.
Il faudra donc attendre le 30 juin pour faire la chenille et voir les restrictions se lever. Entre la vaccination d’une majorité de la population et l’utilisation du gel hydroalcoolique, la fête devrait pouvoir battre son plein.

Les futurs mariés n’hésitent pas à programmer leur union en semaine

Mais cette pandémie a changé les habitudes. Les futurs mariés n’hésitent pas à prévoir leur union à des dates inhabituelles, « comme le mois de novembre, plutôt boudé par les couples qui préfèrent s’unir lors de mois plus cléments » ou en semaine. « En juillet, nous avons deux cérémonies en dehors d’un week-end. Une se déroulera un mercredi et une autre un lundi ». Les mentalités changent et les prestataires trouvent des solutions pour s’adapter au mieux.

Report ou annulation : quels sont les conséquences ?

De nombreux couples ont dû reporter leur mariage. Quels en sont les conséquences ?
Le report des cérémonies n’est simple pour personne, mais la plupart des prestataires se sont adaptés.

Les mariages reprennent doucement mais sûrement dans le Cantal

Dans un premier temps, il est capital, pour les couples, de se coordonner rapidement avec l’ensemble des prestataires et d’opter pour l’une des dates où un maximum d’entre eux sont disponibles.

Les fleuristes, comme les autres prestataires, proposent des reports sans frais.

Les reports de cérémonies n’entraînent pas de frais supplémentaires. Seule une annulation engendre la perte de l’acompte versé lors de la réservation, comme dans toute transaction.
« Les plus réfractaires sont les lieux d’accueil de l’événement, comme les domaines, les châteaux… », constate-t-on du côté des wedding planners. Les lieux ne sont réservables que pour un événement à la fois, ce qui réduit considérablement le nombre de dates disponibles.
Les traiteurs font preuve de davantage de souplesse, envisageant une date de report, la plupart du temps sans frais. Beaucoup d’entre eux ont deux ou trois équipes. « C’est alors plus facile de s’organiser. Le seul problème qu’il pourrait y avoir, c’est si les mariés voulaient l’équipe qu’ils ont rencontrée lors de la première entrevue et que celle-ci n’est pas disponible ». Le reste des prestataires (décorations florales, photographes/vidéastes) proposent, eux aussi, des reports sans frais. « Ce sont des prestations qui se décident plus tard dans l’organisation et dont le rapport ou l’annulation à moins de conséquences ».
Pour la coiffure ou le maquillage, la prestation se réglant le jour J, pas de risque de perte d’argent, qu’il s’agisse d’un report ou d’une annulation.

Des photos plus intimistes, des clichés plus spontanés

Les professionnels de la photo de mariages ont dû, eux aussi, s’adapter. « Je fais des photos plus intimistes », raconte la Clermontoise Dominique Kremser d’Anecdote photo. « Comme il y a peu d’invités, mes photos sont plus centrées sur l’essence même du mariage, sur l’amour ».

Pour les clichés de la cérémonie à la mairie ou dans les lieux de cultes, les mariés comme les invités portent un masque, « mais on arrive à faire des photos sympas avec les visages masqués. Et puis, ce sont des souvenirs de cette période que certains mariés veulent garder comme un témoignage. Ça fait partie de leur histoire », poursuit la photographe qui reconnaît avoir moins de contrats que l’an dernier. Certains clients sont hésitants et, avec l’annulation du salon du mariage, les photographes ont signé moins de contrats.

Les photos classiques restent d’actualité. Photo Thierry Lindauer

Les budgets aussi sont revus à la baisse mais, pour Dominique Kremser, « ce sont des mariages de qualité ».
Lucille Duvert, installée également à Clermont-Ferrand, partage cet avis. « Nous faisons du sur-mesure en quelque sorte ». Avec un comité restreint autour des mariés, la photographe se fond dans le groupe et obtient des clichés plus spontanés. Elle capte des expressions du visage et, pour les photos masquées, elle focalise sa prise de vue sur les yeux. « Beaucoup d’émotion passe par le regard et la petite larme qui coule au-dessus du masque que porte une maman émue par le bonheur de sa fille peut faire de jolies images ».
De nombreux couples font des efforts pour personnaliser les masques. « J’ai photographié un couple dont la mariée avait fait broder des perles sur son masque et celui de son futur époux était assorti avec son costume ».

Les carnets de commandes des traiteurs déjà pleins

Comme pour tous les prestataires travaillant dans le secteur du mariage, les traiteurs ont été très impactés par la crise sanitaire. Mais, aujourd’hui, ils retrouvent le sourire pour la plupart, avec des carnets de commandes déjà pleins pour 2021.
Avec une année blanche pour les mariages, il a fallu se réinventer. C’est ce qu’a fait Nicolas Brugerolles en créant, dès le mois de mars 2020, « Créations gourmandes sur un plateau » qui livrait les entreprises ou les particuliers.

Avec l’annonce d’un retour progressif à la normale, la reprise se fait sentir depuis une quinzaine de jours pour Nicolas Brugerolles. « Nous avons eu beaucoup de reports et nous sommes restés en contact avec nos clients pour les guider ». Très optimiste de nature, Nicolas Brugerolles n’a cessé de rassurer les futurs mariés. « Les dégustations se faisaient chez eux et nous communiquions par visio ».

Des mariages se sont rajoutés en semaine. Photo Franck Boileau

Aujourd’hui, le carnet de commandes est plein jusqu’à la fin de l’année et au deux tiers pour l’année suivante. « Outre les mariages reportés, certains se sont rajoutés en semaine et même à l’automne, qui est une période plutôt calme habituellement », confie le traiteur.

Un traiteur créole au marché Saint-Pierre, à Clermont-Ferrand (décembre 2020)

Son confrère Solignat Traiteur, basé à Chanat-la-Mouteyre, s’est, lui aussi, adapté. « Le protocole étant très strict jusqu’au 30 juin, nous avons modifié l’organisation de certains mariages en les décalant à midi au lieu du soir et avec moins d’invités ». Même si son carnet de commandes est plein, il ne cache pas que son activité ne devrait pas reprendre normalement avant septembre. Pour 2022, il n’a pas de visibilité. « J’ai quelques dates bloquées, mais rien de sûr. « Les gens sont un peu frileux et on les comprend ».

Muriel Pommerol

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