Ce couple d’Azuréens a reporté deux fois son mariage en neuf mois à cause de la Covid-19

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Une quête poétique. Voici comment Pierre de Saint Loup qualifie son métier de photographe de mariage. Une narration des êtres et de leur histoire que l’Antibois exprime par la capture des contrastes.

Amoureux de sa profession, l’artiste accuse le coup, la Covid-19 ayant clairement mis un coup d’arrêt à son activité.

“Habituellement, je couvre une vingtaine de cérémonies par an. Dans toute la France, parfois également à l’étranger. Mais depuis deux ans, mon secteur est sinistré.”

Quid de la reprise avec le déconfinement progressif annoncé? “Depuis le mois d’avril, je reçois des demandes. Mais ce n’est clairement pas comparable aux années précédentes…”

“Ça me touche”

Autodidacte instinctif, il appréhende sa profession avec une dimension sociale centrale: “J’ai une faculté à créer de la proximité avec les convives. Comme si j’étais un cousin de la famille. Ce lien est indispensable pour que je puisse travailler car je mets vraiment l’appareil sur le nez des gens.”

Derrière l’objectif, un grand dessein: capter la lumière qui émane de chacun. “Tout le monde est photogénique”, affirme-t-il en précisant: “Un angle modifié de trois degrés peut donner à voir quelque chose de miraculeux. Quand les gens vous offrent la beauté qu’ils ignorent, c’est là que le miracle se produit.”

Encore plus lorsqu’il s’agit du plus beau jour de la vie des mariés. Mais est-il encore possible de créer autour de l’amour en cette période si peu propice au romantisme?

“Il y a un vrai paradoxe. Dans cette période si incertaine, les couples se rattachent à cette aspiration autour de l’union éternelle. Ça me touche. Le jour de leur mariage, je vois des êtres qui croient profondément à l’âme sœur.”

“D’autres projets”

Une foi, une promesse, un oui, qui deviennent des noirs profonds, des blancs dentelles, dans son regard.

Derrière ses lunettes, il s’amuse: “Je suis tout sauf un photographe girly! Si vous voulez du pastel, du rose, ce n’est pas avec moi. Attention, je suis bien conscient que c’est la tendance. Et je n’ai rien contre. Mais ce n’est pas mon style”.

À contre-courant de la mode, dans une ère où les célébrations se font plus frileuses, moins nombreuses, moins onéreuses: qu’en est-il de sa vision de l’avenir? “Je vais devoir m’ouvrir à d’autres projets en attendant…”

En attendant que l’amour prouve qu’il est plus fort que toutes les raisons, comme l’écrivait Madame de Sévigné…



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